Récital du 10 juin 2021

Récital du 10 juin 2021

Récital du 10 juin 2021

Die schöne Magelone

Roman Trekel, baryton · Marthe Keller, récitante · Fabrizio Chiovetta, piano
Présentation des œuvres à 19h par Philippe Albèra

Palais de l’Athénée, salle des Abeilles · 2, rue de l’Athénée · 1204 Genève

Programme

Die schöne Magelone de Johannes Brahms.

Seul cycle à part entière composé par Johannes Brahms, Die schöne Magelone présente d’emblée une particularité : les quinze Romances qui le constituent sont insérées dans une histoire racontée par un récitant. L’Association Lied et Mélodie a le plaisir de recevoir trois artistes réputés pour ce récital exceptionnel : le baryton-basse allemand Roman Trekel, Kammersänger de la Staatsoper de Berlin, l’élégant pianiste suisse Fabrizio Chiovetta et la célèbre actrice Marthe Keller.

Composé sur des poèmes tirés du roman de Ludwig Tieck, ce grand cycle raconte l’histoire des amours pleines d’obstacles du comte Pierre de Provence, chevalier-troubadour, et de la belle Maguelone, fille du roi de Naples. Inspirée d’une épopée occitane remontant au XIIe siècle, cette sorte d’odyssée où alternent poèmes et passages en prose illustre parfaitement le goût romantique pour les légendes du Moyen-Âge.

L’œuvre sera présentée par l’excellent Philippe Albèra, dont l’érudition et l’esprit d’analyse éclaireront ce chef-d’œuvre peu connu.

bio Roman Trekel

Roman Trekel

Roman Trekel

Le baryton allemand Roman Trekel a d’abord etudié le violon et le hautbois avant d’entamer une formation vocale avec Heinz Reeh à la Hochschule für Musik Hanns Eisler à Berlin. Après avoir terminé ses études de chant, il devient membre de l’ensemble du Staatsoper Unter den Linden à Berlin, institution avec laquelle il restera lié jusqu’à aujourd’hui, de même qu’avec son directeur musical Daniel Barenboim. Il y joue notamment le rôle de Pelléas qui lui vaudra l’attention de la critique internationale. En-dehors de Berlin, on peut également l’entendre à la Scala de Milan, au Royal Opera House de Londres et sur les scènes d’opéra de Munich, Hambourg, Dresde, Amsterdam, Bruxelles, Vienne, Zurich et Tokyo.

En 1996, il fait ses débuts au Festival de Bayreuth, où il brillera en particulier dans le rôle de Wolfram von Eschenbach dans Tannhauser. Durant la saison prochaine, on pourra notamment l’entendre dans les rôles de Don Fernando (Fidelio), Papageno (Die Zauberflöte) ou encore celui de Gunther (Götterdämmerung) au Staatsoper Unter den Linden à Berlin. En plus de son travail à l’opéra, il donne des concerts avec le Philharmonique de Berlin, l’Orchestre Symphonique de Chicago, l’Orchestre de Cleveland, l’Orchestre Symphonique de Houston, l’Orchestre Philharmonique d’Israël ou l’Orchestre Philharmonique de Munich, sous le direction de chefs tels que Claudio Abbado, Daniel Barenboim, Pierre Boulez, Zubin Mehta, Christian Thielemann ou Kent Nagano.

Depuis 1989, il enseigne le chant à la Hochschule für Musik Hanns Eisler à Berlin. Il donne également des masterclasses et est invité régulierement en tant que juré de concours internationaux. En 2000, il a reçu la distinction de Kammersänger, titre décerné aux plus grands artistes lyriques.

bio Marthe Keller

Marthe Keller

Marthe Keller

Marthe Keller commence son parcours d’actrice au Schiller Theater à Berlin. Elle est révélée en France dans les années 1970 avec le feuilleton culte La demoiselle d’Avignon et les films de Philippe De Broca dont Le diable par la queue. Elle a tourné ensuite dans de nombreux films avec Christopher Franck, Claude Lelouch, Benoît Jaquot, Nikita Mikhalkov, Mauro Bolognini. Au théâtre, elle a joué sous la direction de Sami Frey, Philippe Adrien, Michele Marquais, Patrice Chereau, Jorge Lavelli, Lucian Pintilié, Claus Peymann, Peter Konwincnny. Aux États-Unis, elle tourne avec Billy Wilder, John Schlesinger, Clint Eastwood, Sydney Pollack, John Frankenheimer, et elle a pour partenaires Al Pacino (Bobby Deerfield), Dustin Hoffman (Marathon Man), Marlon Brando (Formula). En 2002, elle est nominée aux Tony Awards pour son rôle dans Judgment at Nuremberg à Broadway.

En plus de sa carrière au théâtre et au cinéma, elle se consacre à de nombreux projets en lien avec la musique classique. Ainsi, elle interprète au Carnegie Hall Jeanne d’Arc de Honegger avec Seiji Ozawa, qu’elle tournera dans le monde entier et donnera également sous la baguette de Kurt Masur. Le New York Times lui attribue le prix de l’actrice de l’année pour sa prestation, et elle enregistre l’œuvre avec Ozawa pour le label Deutsche Grammophon. Elle récite également le rôle parlé dans Perséphone d’Igor Stravinsky et interprète La belle Maguelone de Brahms avec le baryton Roman Trekel à l’Opéra Bastille. Le compositeur suisse Michael Jarrell a écrit pour elle le mélodrame Cassandre d’après le roman de Christa Wolf qu’elle créera en 1994. Également metteure en scène d’opéra, on lui doit notamment la mise en scène du Dialogue des Carmélites de Francis Poulenc à l’Opéra National du Rhin de Strasbourg en 1999, et de Don Giovanni de Mozart au Metropolitan Opera de New York en 2005. Elle a également joué dans le film Au galop de Louis-Do de Lencquesaing présenté au festival de Cannes 2012. Toujours en 2012, elle a été nommée Chevalier de la Légion d’honneur.

bio Fabrizio Chiovetta

Fabrizio Chiovetta

Fabrizio Chiovetta

« Son jeu se distingue par son élégance, son sens de l’équilibre et son raffinement. » France Musique.

Né à Genève, de nationalités suisse et italienne, Fabrizio Chiovetta étudie avec Elisabeth Athanassova, Dominique Weber, John Perry et Paul Badura-Skoda dont il deviendra un disciple privilégié. Lauréat des concours Orpheus (Zürich), New Talents (Italie), et Web Concert Hall (USA), il reçoit également le Prix Adolphe Neumann de la Ville de Genève récompensant un artiste qui s’est particulièrement distingué. Il donne de nombreux concerts en Europe, Amérique du Nord, Asie et Moyen Orient (Menuhin Festival de Gstaad, Schloss Elmau, Piano Festival de Princeton, National Center de Pékin, Oriental Art Center de Shanghai). Au-delà de ses activités de soliste, il est un chambriste très recherché et se produit avec des partenaires tels que Patrick Messina, Henri Demarquette, Gautier Capuçon, Camille Thomas, Corey Cerovsek, Benjamin Appl, Sarah Nemtanu, Sophie Karthäuser ou Werner Güra. Il joue notamment sous la direction de Gábor Takács-Nagy. Il a donné en création mondiale une œuvre pour piano seul du compositeur Tristan Murail et a réalisé le premier enregistrement mondial de pièces de musique de chambre d’Arvo Pärt, Jaan Rääts et Andre Previn.

Également improvisateur, Fabrizio Chiovetta collabore avec des musiciens de divers horizons (Grégoire Maret, Vincent Segal, Piano Seven, Juliette Noureddine). Ses enregistrements d’œuvres de Schumann, Schubert, Haydn, Mozart, Bach, Gorecki et Pärt pour les labels Palexa, Claves Records et Aparté ont été salués par la critique (Diapason, Fono Forum, Choc de Classica, American Music Guide). 2020 voit la parution d’un album consacré aux trois dernières sonates de Beethoven (Op. 109, 110 et 111). Fabrizio Chiovetta enseigne le piano à la Haute école de musique de Genève.

bio Philippe Albèra

Philippe Albèra

Philippe Albèra

Après des études de musique au Conservatoire de Genève, Philippe Albèra poursuit sa formation en musicologie à l’Université Paris VIII, puis enseigne au Conservatoire populaire de musique de Genève. Il crée les concerts Contrechamps en 1977 et l’Ensemble Contrechamps en 1980. Fondateur et rédacteur de la revue du même nom depuis 1983, Philippe Albèra fonde et dirige, dès 1991, les Éditions Contrechamps. Il est éditeur de nombreux textes de compositeurs et auteur d’écrits sur la musique du XXe siècle, en particulier d’un ouvrage sur Schœnberg publié à l’IRCAM et d’un volume intitulé : Le son et le sens, essais sur la musique de notre temps aux éditions Contrechamps. Il a reçu le prix de la Ville de Genève en 2003, le prix Meylan en 2007, et le prix Happy New Ears à Munich en 2011.

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